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Grâce à mes amis Will et Ludovic, la suite et fin de la série sur les domiciles d'Edgar P. Jacobs :
 

112 avenue du Couronnement à Woluwé-Saint-Lambert, du 14 août 1945 au 2 juin 1955 (ci-dessus) : la maison natale de Blake et Mortimer. C'est ici que démarre l'époque dorée d'Edgar P. Jacobs. Il y dessine ses trois chefs-d'oeuvre :  Le Secret de l'Espadon, Le Mystère de la Grande Pyramide et La Marque Jaune. Petite coïncidence amusante : c'est aujourd'hui l'adresse du BUC Rugby (ci-dessous). Renseignements pris, cela n'a rien à voir avec la ville de Buc, dans laquelle se déroule l'album SOS Météores. Il s'agit en fait du Bruxelles Université Club.
 

La création de Blake et Mortimer a fait la fortune de Jacobs. En 1955 il achète le domaine du Bois des Pauvres, 16c rue Genleau à Lasne (rebaptisée dans les années 1960 en ruelle du Bois des Pauvres, la maison de Jacobs prenant alors le n° 3) :

Edgar P. Jacobs y vivra du 2 juin 1955 au 20 février 1987, date de son décès. Peu après celui-ci, la jolie maison sera démolie (photos ci-dessous).


A droite de la ruelle, juste en face de l'entrée du domaine, se trouve la maison (ci-dessous) des époux Alida et Fernand Goossens (plus bas) qui ont joué un rôle dans la vie de Jacobs et de sa femme Jeanne. Alida a pris soin d'Edgar pendant de nombreuses années, Fernand servait d'homme à tout faire.
 

En 1955 la ruelle était plus étroite. Il ne s'agissait que d'une impasse d'un mètre de large, où il était impossible de passer avec une voiture. Peu après l'emménagement d'EPJ, les époux Goossens acceptèrent de céder une partie de leur propriété, parce que "Monsieur Jacobs était un homme très aimable et gentil, un grand monsieur ! Il était, pour ma femme et moi, comme un père", dixit Fernand Goossens. Plus de vingt ans après le décès d'Edgar P. Jacobs, Fernand en a toujours des souvenirs émus. Il répète souvent que Jacobs était "comme un père". Son admiration est incontestable. Sa voix tremble toujours d'émotion.
 
En 1987 les époux Goossens voulurent refermer le chemin de servitude, mais après 30 ans ils n'en avaient plus le droit. Imaginez : avec une entrée trop étroite, la maison existerait peut-être toujours.
Article rédigé par Laurent le 1 juin 2009 à 09:20
Tag(s) : #Edgar P. Jacobs : sa vie, son oeuvre