Edgar P. Jacobs : sa vie, son oeuvre

Dimanche 18 octobre 2009
Les éditions de L'Âge d'Or viennent de publier un ouvrage intitulé Edgar P. Jacobs, biographie du père de Blake et Mortimer, tome 1, rédigé par Philippe Biermé, président de la Fondation Jacobs.
Le titre et la couverture sont nouveaux, mais, au vu des pages intérieures présentées sur le site de l'éditeur (voir ci-dessous), le contenu de ce livre reprend celui du tome 1 de L'Enigme Jacobs, publié à compte d'auteur par le même Philippe Biermé en mai 2007. Ce tome couvrait la période 1904-1946, soit de la naissance de Jacobs à la création de la série Blake et Mortimer. Le tome 2 (1946-1987, i.e. jusqu'à la mort de Jacobs) avait suivi en janvier 2008. Tirés à 100 exemplaires, ces deux volumes avaient été rapidement épuisés malgré un prix assez élevé. Philippe Biermé ayant été très proche de Jacobs durant les dernières années de vie de celui-ci, le contenu en est en effet très riche pour qui veut connaître à la fois la vie et l'oeuvre du père de Blake et Mortimer.
La réédition de ces deux tomes (le second suivra d'ici quelques mois au prix annoncé de 59 €) dans un format plus accessible va donc permettre à un plus large public de découvrir les documents de premier intérêt que Philippe Biermé y a regroupés.
Cet ouvrage de 144 pages à dos toilé est tiré à 1000 exemplaires et vendu au prix de 49 € (plus éventuellement 6,50 € de frais de port pour la France et la Belgique). Pour les commandes et conditions de paiement, consultez le site des éditions de L'Age d'Or ou écrivez à : lagedorcharleroi@gmail.com. L'ouvrage peut évidemment être acheté directement à la librairie L'Age d'Or, 44 avenue de Waterloo à Charleroi.
Les éditions de L'Age d'Or seront également présentes en France avec leurs nouveautés aux dates suivantes :
- du 23 octobre au 1er novembre au Salon du Livre Ancien et des Vieux Papiers, Espace Champerret à Paris
- les 14 et 15 novembre au Festival Bédéciné d'Illzach (près de Mulhouse)
  
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Mardi 29 septembre 2009
On connait maintenant presque tous les détails sur la sortie du livre de Viviane Quittelier E.P. Jacobs, témoignages inédits, à commencer par la couverture :
   
Publié chez Mosquito dans la collection Monographies, cet ouvrage de 336 pages (format 17 x 24 cm, prix : 25 €) comprendra une centaine d'illustrations inédites en noir et blanc (quelques unes sont visibles ci-dessous) et apportera à n'en pas douter un nouvel éclairage sur certains aspects de la vie et l'oeuvre du père de Blake et Mortimer. Viviane Quittelier est en effet sa petite-fille par alliance qui l'a côtoyé pendant trente ans dans sa vie privée comme dans son travail.
D'abord annoncé en octobre, puis maintenant en novembre sur le site de l'éditeur, ce livre serait disponible le 4 décembre d'après le site Amazon.fr, généralement bien informé.

A lire également : l'entretien avec Viviane Quittelier réalisé par Jean-Jacques Procureur pour le site Graphivore.be.
 
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Dimanche 6 septembre 2009
Le documentaire de Guy Lejeune et Laure Verheye "Blake et Mortimer, la marque Jacobs" sera diffusé ce mardi 8 septembre 2009 à 22 h 45 sur la chaine publique belge La Deux (durée : 55 min, rediffusion : vendredi 11 Septembre 2009 à 0 h 35).

Ce portrait d'Edgar P. Jacobs a été réalisé en 2004, à l’occasion du centenaire de sa naissance, par Guy Lejeune, grand connaisseur de Jacobs et de son oeuvre, et Laure Verheye, enquêtrice néophyte qui porte sur le sujet un regard à la fois féminin et décalé.

La personnalité du créateur de Blake et Mortimer y est présentée grâce à de nombreuses archives souvent inédites, notamment un entretien qu'il avait accordé en 1984, et des interviews de Charles Dierick (commissaire de l'exposition "Le Siècle de Jacobs" présentée en 2004 au Centre Belge de la Bande Dessinée, voir l'affiche ci-dessous), Philippe Biermé et Jacques Burgraeve (membres de la Fondation Jacobs), Pierre Lebedel (journaliste, co-auteur, avec G. Lejeune et Ch. Dierick, du Manuscrit E.P. Jacobs, ouvrage relatant la genèse de l'autobiographie de Jacobs Un Opéra de papier, parue en 1981, et du documentaire "Des Planches aux Planches", déjà réalisé par G. Lejeune en 1982), Lucy Laudy (fille de Jacques Laudy) et Emmanuel Mailly (webmaster du site  "Les Vrais sites de SOS météores"). Le documentaire se penche notamment sur l'amitié de Jacobs avec "les deux Jacques" : Laudy et Van Melkebeke.

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Mercredi 29 juillet 2009

La galerie 9è Art-Gallery propose à la vente deux dessins réalisés par Edgar P. Jacobs dans les années 1920.

Le premier représente trois courtisanes vêtues à la mode des années 1810, 1811 et 1812 (encre de Chine et couleurs, 13 x 20 cm, 250 €) :

 


Le second représente un marchand de verres du XVème siècle (encre de Chine et couleurs, 13 x 20 cm, 200 €) :

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Samedi 18 juillet 2009
Profitez de vos vacances pour visiter un des deux musées qui viennent d'ouvrir consacrés à la bande dessinée et où l'oeuvre d'Edgar P. Jacobs est représentée.

Le Musée de la Bande Dessinée d'Angoulême a ouvert ses portes le 20 juin dernier. Il présente par roulement plus de 8000 documents originaux, notamment au sein d'un parcours historique dans lequel Jacobs est bien évidemment présent.
Le père de Blake et Mortimer est également amplement cité dans le catalogue commentée des collections  du musée rédigé par Thierry Groensteen et publié sous le titre La Bande dessinée, son histoire et ses maîtres. Un excellent ouvrage de référence.
 

Le Musée Hergé est lui ouvert depuis le 2 juin à Louvain la Neuve en Belgique. Consacré, comme son nom l'indique, à l'oeuvre du père de Tintin, il y est néanmoins forcément question de Jacobs.  Des planches réalisées par celui-ci sont présentées dans la partie du musée consacrée au Studio Hergé. Sont également visibles des lettres et cartes adressées par Hergé à Jacobs.
Deux points sont cependant regrettables concernant ce musée :
- l'insuffisante mise en valeur des documents présentées, par ailleurs potentiellement très intéressants ;
- l'interdiction de prendre des photographies qui oblige à parler de ce musée sans pouvoir illustrer le propos ; quelques clichés ont cependant pu être pris à l'occasion de la visité du Roi des Belges.
 


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Lundi 1 juin 2009
Grâce à mes amis Will et Ludovic, la suite et fin de la série sur les domiciles d'Edgar P. Jacobs :
 

112 avenue du Couronnement à Woluwé-Saint-Lambert, du 14 août 1945 au 2 juin 1955 (ci-dessus) : la maison natale de Blake et Mortimer. C'est ici que démarre l'époque dorée d'Edgar P. Jacobs. Il y dessine ses trois chefs-d'oeuvre :  Le Secret de l'Espadon, Le Mystère de la Grande Pyramide et La Marque Jaune. Petite coïncidence amusante : c'est aujourd'hui l'adresse du BUC Rugby (ci-dessous). Renseignements pris, cela n'a rien à voir avec la ville de Buc, dans laquelle se déroule l'album SOS Météores. Il s'agit en fait du Bruxelles Université Club.
 

La création de Blake et Mortimer a fait la fortune de Jacobs. En 1955 il achète le domaine du Bois des Pauvres, 16c rue Genleau à Lasne (rebaptisée dans les années 1960 en ruelle du Bois des Pauvres, la maison de Jacobs prenant alors le n° 3) :

Edgar P. Jacobs y vivra du 2 juin 1955 au 20 février 1987, date de son décès. Peu après celui-ci, la jolie maison sera démolie (photos ci-dessous).


A droite de la ruelle, juste en face de l'entrée du domaine, se trouve la maison (ci-dessous) des époux Alida et Fernand Goossens (plus bas) qui ont joué un rôle dans la vie de Jacobs et de sa femme Jeanne. Alida a pris soin d'Edgar pendant de nombreuses années, Fernand servait d'homme à tout faire.
 

En 1955 la ruelle était plus étroite. Il ne s'agissait que d'une impasse d'un mètre de large, où il était impossible de passer avec une voiture. Peu après l'emménagement d'EPJ, les époux Goossens acceptèrent de céder une partie de leur propriété, parce que "Monsieur Jacobs était un homme très aimable et gentil, un grand monsieur ! Il était, pour ma femme et moi, comme un père", dixit Fernand Goossens. Plus de vingt ans après le décès d'Edgar P. Jacobs, Fernand en a toujours des souvenirs émus. Il répète souvent que Jacobs était "comme un père". Son admiration est incontestable. Sa voix tremble toujours d'émotion.
 
En 1987 les époux Goossens voulurent refermer le chemin de servitude, mais après 30 ans ils n'en avaient plus le droit. Imaginez : avec une entrée trop étroite, la maison existerait peut-être toujours.
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Mardi 12 mai 2009
En 1930, Jacobs déménage au 66 rue de Flandre à Bruxelles où il vivra du 8 août 1930 au 2 mai 1931. La maison, actuellement disparue et remplacée par un parking (photo ci-dessous), se trouvait tout près du marché au poisson et du bassin des Marchands où Edgard aimait se promener (voir Un Opéra de papier, pp. 14-15). Le 27 septembre 1930, il épouse Léonie Bervelt, dite Ninie, originaire d'Etterbeek, mais qui résidait déjà avec lui rue de Flandre depuis quelques temps.
 
  
C'est à cet époque que Jacobs est engagé pour deux saisons à l'Opéra de Lille. Il y vivra donc avec Ninie, du 1er octobre 1930 au 1er avril 1931 et du 20 octobre 1931 au 9 avril 1932, au 46 rue de la Clef dans une petite chambre louée (ci-dessous, le n° 44 correspond à la devanture jaune et le 48 à celle de couleur verte) :
 
 
116 rue Charles Quint à Bruxelles (ci-dessous) du 2 mai 1931 au 12 mars 1943 : C'était la période des "vaches maigres" pour les époux Jacobs, même si L'Enigme Jacobs montre des photographies d'un couple heureux. Le contrat avec l'Opéra de Lille n'étant pas prolongé, Edgard reprend la plume et dessine des publicités, des jeux, des albums à colorier... Et parfois il chante (notamment sous le nom du baryton Dalmas). Au début des années 40, il rejoint son ami Jacques Laudy au journal Bravo.
 
 
Edgar P. Jacobs publie la première planche du Rayon U dans le n° 5 de Bravo, soit vers fin janvier - début février de 1943. La plus grande part de ce récit a donc été dessiné au 21 de la rue Keyenveld à Ixelles où le couple jacobs résida du 12 mars 1943 au 20 juillet 1945. Une maison sombre dans une rue sombre (les deux photos ci-dessous sont prises à 13 h un jour où le soleil brillait) : reflet de la vie conjugale de Jacobs ?
 
 
Séparation d'avec Ninie : Edgard s'installe du 20 juillet au 14 août 1945 au 35 de la rue des Bouchers (ci-dessous, la maison à droite). Cette rue se trouve aujourd'hui dans le centre touristique, tout près de la Grande Place de Bruxelles, mais c'était à l'époque une rue mal famée.
 
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Samedi 9 mai 2009
Le 15 janvier 2005, pour la première fois depuis sa création, l'Académie Royale de Langue et de Littérature Françaises de Belgique se pencha sur l'un des aspects les plus populaires de la fiction pratiquée en Belgique : la bande dessinée. L'occasion en était donnée par l'année jubilaire de la naissance d'Edgar P. Jacobs, l'un des géants de la figuration narrative. Le créateur de Blake et Mortimer fut étudié par quelques-uns de ses meilleurs analystes, ainsi que par l'un des continuateurs de son œuvre, Yves Sente. Deux écrivains, François Rivière et Guy Vaes, évoquèrent par ailleurs le souvenir de leur rencontre avec l'auteur du Mystère de la grande pyramide.


 
Les neuf communications prononcées lors de cette séance publique sont désormais disponibles au format PDF et téléchargeables gratuitement sur le site de l'ARFLLB. Elles ont été énoncées dans l'ordre suivant :
- Espadon : troisième guerre mondiale par Jacques Crickillon
- Le secret d'un «opéra» par Pierre Lebedel
- Edgar Pierre Jacobs, dramaturge de la couleur par Frédéric Soumois
- Auteur-repreneur : profession de foi et d'avenir par Yves Sente
- Question de silhouette par Charles Dierick
- E. P. Jacobs au Bois des Pauvres par François Rivière
- La damnation des fifties par Daniel Couvreur
- Hergé et Jacobs : tours et détours d'une amitié par Benoît Peeters
- Edgar P. Jacobs : la bande dessinée est une manière d'opéra par Guy Vaes
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Dimanche 26 avril 2009
Toujours avec la collaboration de mon ami Will qui, outre les photographies, m'a grandement aidé pour le texte, la suite des domiciles d'Edgar P. Jacobs. Aujourd'hui la période 1911-1930 durant laquelle Jacobs vécut aux environs du Parc du Cinquantenaire.

"Irrésistiblement fasciné depuis toujours par l'art et l'histoire de l'ancienne Egypte..." (Un Opéra de papier, p. 118).

Il faut reconnaître que les parents Jacobs savaient choisir, sans doute inconsciemment, des lieux susceptibles d'impressionner et influencer le jeune Edgard. En 1911 ils aménagent au n° 22 avenue de Cortenberg à Bruxelles où ils vivront du 26 mai au 12 octobre 1911.
 
  
L'avenue a depuis été complètement transformée, la maison n'existe plus (ci-dessus). Pour en avoir une idée, voir les deux maisons (sur quatre) qui ont survécu à cette transformation (ci-dessous).
 

La maison de la famille Jacobs se trouvait à 200 m de l'entrée principale (ci-dessous) du Parc du Cinquantenaire, ainsi nommé car aménagé en 1881 pour les cinquante ans de la création du Royaume de Belgique.
 
 
Aujourd'hui, la vue de ce parc donne toujours une impression saisissante (ci-dessus). Le parc abrite, autour des Arcades du Cinquantenaire, plusieurs musées, dont les Musées Royaux d'Art et d'Histoire (deux photos ci-dessous). C'est le conservateur de ces musées, le professeur Pierre Gilbert, qui, au début des années 50, mettra à la disposition d'Edgar P. Jacobs des ouvrages de la bibliothèque de la Fondation Egyptologique Reine Elisabeth et réalisera la transcription hiéroglyphique du célèbre texte de la Pierre de Maspéro (Un Opéra de papier, pp. 118-119).
 

A droite de l'entrée du Musée se trouve la sortie du parc qui mène, 400 m plus loin, au domicile suivant de la famille Jacobs qui vécut au 239 chaussée Saint-Pierre à Etterbeek du 12 octobre 1911 au 10 mai 1915. La façade a été rénovée (ci-dessous), mais ressemblait probablement aux façades attenantes.
  

160 rue Louis Hap à Etterbeek, du 10 mai 1915 au 7 août 1930 (ci-dessous) : c'est ici que commence la carrière d'artiste d'Edgar P. Jacobs. Dans cette période,  il réalise en effet ses premiers dessins "publics" dans ses cahiers d'écolier (Un Opéra de papier, pp. 23-25 ; Le Monde d'Edgar P. Jacobs, pp. 56-63), rencontre Jacques Van Melkebeke et découvre l'Opéra.
 
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Mardi 14 avril 2009
Notre ami Will poursuit ses pérégrinations dans Bruxelles à la recherche des lieux où a vécu Edgar P. Jacobs. Après avoir passé les premières années de sa vie (1904-1910) rue Ernest Allard et rue Watteau, Jacobs et ses parents s'installèrent du 8 avril 1910 au 26 mai 1911 au n° 60 de la rue de Namur, toujours dans le même quartier du Sablon. La maison n'existe plus à ce numéro (1ère photo ci-dessous), mais ressemblait probablement aux maisons  voisines encore existantes (2ème photo).
 
 
Le point remarquable ici est que cette rue de Namur (1ère photo ci-dessous) menait à la Place Royale (2ème photo) où avaient lieu à l'époque de grands événements (parades) et surtout menait à la rue de la Régence (3ème photo) où se trouvait le Musée Royal des Beaux-Arts.
 
  
Au moins une fois par semaine, le dimanche, le jeune Edgard passait  devant ce Musée pour se rendre à l'église Notre Dame du Sablon qui se trouvait à 50 mètres de sa maison natale située rue Ernest Allard. Sur la dernière photo ci-dessus, on peut voir le clocher de cette église et le Palais de Justice de Bruxelles, (dessiné par Ted Benoit dans une superbe sérigraphie : voir ci-dessous cette sérigraphie, ainsi qu'un ex-libris qui en est tiré). Souvenons-nous qu'Edgar P. Jacobs et ses deux amis Jacques  (Laudy et Van Melkebeke) ont très souvent visité le Musée Royal des Beaux-Arts. Et il semble évident que Jacobs, à l'age de 7 ou 8 ans, n'a pu qu'être très impressionné par ce bâtiment imposant.
 


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7ème bourse BD d'occasion organisée par les Mange Bulles 65 à Odos (Hautes Pyrénées) le 29 novembre 2009.
 

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