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Quelques semaines après la sortie du tome 2 de La Malédiction des trente deniers, Antoine Aubin a bien voulu accorder une interview à notre blog Blake, Jacobs & Mortimer. Il nous a aussi aimablement fourni un grande nombre de dessins exclusifs pour illustrer cet échange.

 

Antoine Aubin 1 

Bonjour Antoine. Pour commencer, pouvez-vous nous présenter votre formation ? Quand et comment avez-vous commencé à faire de la BD ?

 

Mes débuts remontent à l’année 2000 : je fréquentais la librairie spécialisée BD locale, dans laquelle j’ai rencontré quelques dessinateurs du cru, ou bien nouveaux dans la région. Avec certains d’entre eux, qui s’ennuyaient un peu en travaillant seuls chez eux, nous avons fondé une sorte d’atelier collectif. Mon premier rôle là-dedans était plutôt d’augmenter le dénominateur pour le calcul de la part de loyer. Je me suis lancé dans cette aventure sans objectif précis, mais assez rapidement mes colocataires d’alors ont partagé un peu leurs boulots avec moi et j’ai essayé d’avoir l’air compétent pour m’en charger.

L’expérience atelier n’a pas beaucoup duré, mais la machine était lancée.

Après quelques illustrations placées par ci et quelques planches de BD par là, « Les Humanoïdes Associés » m’ont proposé de dessiner l’album Sur la neige (scénario Wazem, collection TOHU-BOHU, 2004). Il y a eu aussi d’autres projets avortés et une collaboration régulière à la presse Disney.

 

Vous avez surtout d'abord travaillé pour le dessin animé... Pourquoi êtes-vous revenu à la BD ?

 

Je n’ai jamais mis les pieds dans un studio de dessin animé, ni visité les Floralies Gantoises en compagnie de la Castafiore. En revanche j’ai produit quelques dessins et pages pour Disney Hachette Presse qui, en dehors du Journal de Mickey, publie également d’autres revues centrées autour de différents personnages « Disney »

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Que représentaient pour vous Edgar P. Jacobs ? Blake et Mortimer ?

 

Il y avait peu de bandes dessinées à la maison quand j’étais enfant. Seulement quelques Tintin et Astérix défraîchis, que j’ai vraiment beaucoup lus (et Le Testament de Mr Pump). J’ai découvert la lecture dans ces albums et je ne m’en suis plus jamais éloigné très longtemps. Lorsque j’avais l’occasion de visiter d’autres maisons mieux pourvues en BD que la mienne, je dévorais tout ce qui me tombait sous la main ; j’en empruntais aussi à la bibliothèque municipale. J’ai rencontré assez tôt Le Secret de l’Espadon qui a retenu mon attention. Je crois qu’à ce moment, c’était l’aspect guerrier de cette histoire qui m’attirait particulièrement. J’ai lu le second tome avant le premier, et SX1 contre-attaque reste mon album préféré. Par la suite, j’ai mobilisé mon argent de poche pour acquérir toute le série et j’ai connu la même déception que tous les aficionados en laissant Mortimer dans les pommes à la fin de Sato.

J’ai lu et relu les albums de Jacobs de nombreuses fois et les aventures de Blake et Mortimer me sont devenues très familières. Ces albums sont proches, pour moi, d’autres lectures qui m’ont beaucoup bercé : des histoires de Jules Verne, Wells ou Conan Doyle, des romans d’Agatha Christie… proches également de films d’aventures vus et revus comme Les Quatre Plumes Blanches ou Le Prisonnier de Zenda

Par la suite, et avant de devenir dessinateur moi-même, j’ai commencé à acheter des bouquins sur la bande dessinée et des monographies sur les auteurs ; ce qui m’a permis de découvrir Jacobs, dont la photo au dos de mes albums me fascinait depuis longtemps, ainsi que la position qu’il occupe dans l’histoire de la BD.

C’est aussi par le truchement de livres consacrés à Hergé que j’ai souvent croisé Jacobs, évidemment.

 

En 2008, vous soumettez un projet à Dargaud qui arrive sur la table de Philippe Ostermann. Racontez-nous la suite...

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Les Combattants : il s’agissait d’un petit groupe de personnages qui tente d’échapper à la percée allemande dans le nord de la France, en mai 1940. Nous souhaitions avec Laurent Rullier, le scénariste, utiliser ces personnages dans plusieurs histoires pendant l’Occupation puis la Libération. Rullier est le scénariste de La Vie de Victor Levallois, une série remarquable dessinée par Stanislas (Les Humanoïdes Associés) ; j’étais enthousiaste…

Combat2.jpgDargaud a refusé ce projet puis, quelque temps après, Philippe Ostermann m’a contacté pour me proposer de faire des essais sur Blake et Mortimer. Entre temps, Delcourt s’était intéressé à nos soldats, mais j’ai donné la priorité à Blake et Mortimer… Le premier tome des Combattants sortira chez Delcourt en février prochain, dessiné par Hervé Duphot. Lisez-le, ça va être bien.

 

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Quels ont été vos sentiments lorsqu'on vous a proposé de dessiner Blake et Mortimer ?

 

Je dois dire que j’étais assez étonné que Dargaud puisse envisager de confier cette tâche à un dessinateur comme moi. Il me semble avoir sauté quelques étapes avant d’en arriver là. Mais, d’un autre côté, je dois reconnaître que je lorgnais sur la série depuis longtemps, et considérais que dessiner un Blake et Mortimer finirait peut-être bien par devenir une possibilité envisageable pour moi. Cette proposition était une chance incroyable, et je l’ai acceptée avec humilité, car je ne pèse pas bien lourd face à des pointures comme André Juillard et Ted Benoit.

D’autre part, je suis convaincu de l’intérêt de créer de nouvelles aventures avec ces personnages : cela m’amuse beaucoup. Je ne pense pas qu’une œuvre doive nécessairement s’éteindre avec son auteur. La série qui a été initiée en 1996 par Jean Van Hamme et Ted Benoit, et qui pourrait s’appeler « Les Nouvelles Aventures de Blake et Mortimer », se développe dans une sorte de boucle, en dérivation, au sein de la série originale. Les albums de Jacobs sont préservés et bénéficient certainement du retour de l’intérêt des lecteurs à chaque nouvelle sortie (et pas seulement en volume de ventes, car beaucoup prennent toujours le soin de juger des nouveautés d’après l’œuvre de Jacobs, qui en sort toujours grandie). Il me semble que les deux séries vivent en symbiose aujourd’hui car, bien évidemment, les nouveaux Blake et Mortimer n’existeraient pas sans les mythiques Espadons, les « Par Horus, demeure ! », les marques jaunes tracées à la craie, les Guinea Pig et autres envols de vaisseaux sphériques rouges dans une nuit étoilée…

Je considère que le seul réel continuateur de l’œuvre de Jacobs était Bob de Moor. Après Sato, les personnages ont vécu des aventures dans un temps et un espace parallèles à ceux de l’une des pièces fondamentales de l’histoire de la bande dessinée.

Grâce soit rendue au Grand Edgar, je lui dois beaucoup.

 

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Avez-vous essayé de vous couler dans le style "Jacobs" ou plutôt de développer votre propre style ? Vous dites avoir travaillé plusieurs mois avec les albums de Jacobs ouverts sur votre table. Y en a-t-il un qui vous a servi particulièrement de référence ?

 

Le style de Jacobs a beaucoup évolué depuis L’Espadon jusqu’à Sato : il n’y a pas deux albums qui se ressemblent (sauf les deux volumes de La Grande Pyramide). Cependant, s’il n’y a pas de charte graphique de référence pour la série, il est entendu que l’action des nouveaux albums se déroule dans les années 50, c’est-à-dire à proximité de La Marque Jaune.

D’autre part, il ne faut pas perdre de vue le fait qu’une planche de bande dessinée n’est pas seulement une juxtaposition de jolies images. Elle a aussi bien sûr une fonction narrative. Je dois donc connaître, et mettre en œuvre, une forme de « syntaxe» propre à la bande dessinée pour conserver mon lecteur. Le matériau avec lequel je travaille, c’est donc surtout le scénario de Jean Van Hamme. De ce fait, il y a un filtre entre l’œuvre de Jacobs et mon boulot, même si le travail de Van Hamme est aussi référent à la manière de Jacobs. Le scénario donne nécessairement une inflexion particulière au dessin.

Enfin, je ne me suis certainement pas approprié les personnages comme André Juillard a pu le faire, et qui en propose une version plus personnelle. Mais j’ai plutôt pratiqué l’autocorrection pour ramener mon travail vers le graphisme des premiers albums de Jacobs.

 

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Vous êtes-vous également inspiré des autres repreneurs, notamment René Sterne auquel vous succédiez sur La Malédiction des trente deniers ?

 

Je ne suis allé chercher chez René Sterne qu'Eleni, Von Stahl, Markopoulos et Jim. Son dessin était moins réaliste que ce que je pensais devoir faire et, pour certains personnages, très proche de sa série Adler. Il devait aussi avoir La Grande Pyramide pour référence essentielle (la seule histoire réellement Ligne Claire de Jacobs me semble-t-il, dans le sens proposé par Joost Swarte pour le terme « ligne claire »). Je me suis plutôt orienté vers  La Marque jaune ou L’Atlantide. Essayer d’être raccord avec le style de René Sterne n’aurait sans doute pas eu beaucoup de sens. Il faut admettre que le tome 2 peut être assez différent du tome 1 (ce qui, au passage, est le cas de L’Espadon).

Le voisinage est sans doute plus évident avec Ted Benoit (qu’il veuille bien m’excuser). Mais Ted Benoit n’a pas son pareil pour situer une action, et la faire évoluer, dans un espace donné ; cela force le respect.

 

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Avez-vous échangé avec Chantal De Spiegeleer qui avait terminé le tome 1 ?

 

Peu. Quand j’ai commencé, Chantal était dans les pages 30 du tome 1, et elle était loin sur son île. Il n’est pas évident de dessiner la suite d’une histoire dont le début n’existe pas encore.

 

Quelles relations avez-vous eu avec Jean Van Hamme ? Son scénario vous laissait-il une certaine liberté ? Avez-vous eu à faire modifier l'une ou l'autre petite chose dans ce scénario ?

 

Je crois que Jean Van Hamme a achevé l’écriture du tome 2 alors que René Sterne débutait sur le tome 1. Si bien que, lorsque je suis arrivé dans cette histoire, il était depuis longtemps passé à autre chose. J’ai donc pris son scénario comme il me l’a donné, sans envisager a priori qu’il puisse y apporter quelque adaptation qui me serait destinée. Un scénario de Jean – enfin, du moins celui que j’ai eu en main – est très structuré, très écrit ; il n’y a rien à bouger. Et puis vous pensez bien que, du haut de ma longue carrière, je ne me voyais pas trop expliquer à Monsieur Van Hamme que j’avais dû reprendre une petite dizaine de pages pour améliorer la fluidité de son récit.

Bon, par la suite, au fur et à mesure du dessin des planches, j’ai dû le contacter de temps à autre pour lui proposer quelques petites modifications très marginales. Nous nous sommes vus à Bruxelles, et avons communiqué par mail et téléphone de façon très cordiale.

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Vous avez déclaré vous être jeté dans cette aventure de dessiner un album de Blake et Mortimer avec inconscience et vous être retrouvé lessivé après six planches ? Comment avez-vous rebondi ?

 

Avant d’entrer dans cette histoire, j’étais plutôt rôdé aux travaux très courts, de communication ou destinés à la presse. En dehors de l’album Sur la neige, je n’avais fait que cela. Afin de respecter les dates de rendu de ces travaux, je faisais souvent des « charrettes », puis me ressourçais en passant à autre chose. J’ai commencé le Blake et Mortimer de la même façon, ce qui explique la fatigue rencontrée rapidement ; alors j’ai dû adapter ma façon de travailler pour m’installer dans cet album pendant de longs mois : cela a été un de mes grands problèmes. 

 

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Qu'est-ce qui vous a causé le plus de difficultés ? Avez-vous "trouvé" facilement les trois personnages principaux ?

 

Je n’aime pas trop produire des études de personnages, ou ce genre de chose. Alors je n’ai pas vraiment  « cherché » le dessin des acteurs avant de commencer l’album. Je préfère entrer directement dans le découpage des planches, le choix des angles de vues, etc… la narration graphique, qui fait la spécificité de la bande dessinée et qui m’intéresse le plus finalement. Le dessin doit suivre derrière. Je crayonne plusieurs pages, sur lesquelles je fais des allers-retours pour retravailler les personnages, notamment. J’ai l’impression que « mon » Blake est souvent plus convaincant que les deux autres  ; à vous de voir.

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Quelle différence entre dessiner Winnie pour la presse Disney et Blake ou Mortimer pour un album de BD ?

 

Il existe des chartes graphiques sur lesquelles les dessinateurs doivent s’appuyer pour mettre en scène les personnages sous licence Disney. C’est une contrainte, car il s’agit de les respecter, mais aussi un soutien pour un dessinateur comme moi, qui n’est pas très enclin à produire naturellement ce genre de chose. Il n’y a pas d’autres enjeux pour ces travaux « alimentaires » que le respect des délais et le maintien d’une certaine disponibilité, pour ne pas être écarté par l’éditeur avec lequel aucun engagement n’est signé. Je crois pouvoir dire que j’ai toujours effectué ces travaux avec sérieux et application. Mais, dans ce métier, on est souvent payé à la pièce ; il n’existe ni sécurité de l’emploi, ni indemnités chômage, ni rien de ce genre.

Pour Blake et Mortimer, c’est très différent. Je crois que l’éditeur attend du dessinateur qu’il produise un travail d’auteur, qu’il essaie d’incarner le mythe. Dargaud m’a recruté pour mon inclination pour ce type de dessin, et m’a tout de même un peu confié les clefs de la série. Dessiner comme cela est finalement moins contraignant pour moi.

 

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Comment vous êtes-vous procuré la documentation nécessaire pour dessiner la Grèce des années 50, les navires, etc. ?

 

J’ai surtout cherché des informations et images sur Internet, et dans quelques bouquins. Effectuer ce genre de recherches était aussi une nouveauté pour moi car, auparavant, j’avais très rarement besoin de documentation. Je crois que Jean Van Hamme a fourni des documents à René Sterne, mais, étant données les circonstances, peu d’entre eux sont arrivés jusqu’à moi. De plus, René Sterne avait déjà dessiné beaucoup de bateaux et d’avions dans ses albums, donc Jean, dans le scénario, lui laissait la liberté de choisir les bons modèles. J’ai donc beaucoup cherché et posé des questions à certaines personnes compétentes en ces matières ; elles m’ont gentiment aidé, et mes neveux Pierre et Paul ont fabriqué une maquette du Catalina.

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Etienne Schréder est intervenu en cours de route pour vous aider à terminer l'album dans les délais voulus. Comment cela s'est-il passé ?

 

L’éditeur, Yves Schlirf, voulait absolument assurer la date de parution, décidée avant même la publication du premier tome. Au printemps dernier, il m’a donc déchargé d’une partie du travail pour la confier à Étienne Schréder. Dans un premier temps, j’ai essayé de résister contre cela, mais les personnages de Blake et Mortimer ne m’appartiennent pas, alors il m’a bien fallu admettre cette nouvelle organisation. Au final, l’intervention d’Étienne a tout de même été un soulagement.

Je ne connaissais pas Étienne. Je lui ai envoyé mes pages crayonnées à Bruxelles, ensuite il a fait le boulot comme il l’entendait. Étienne a vingt ans - et autant d’années d’expérience dans le métier - de plus que moi, alors je ne me voyais vraiment pas lui expliquer comment faire. Pour moi, la récompense a été de le rencontrer finalement. Il faut lire ses albums, ça vaut le coup.

 

Quand votre travail sur cet album a-t-il été achevé ?

 

Fin août, pour la prépublication dans Le Monde. Ensuite, j’ai eu une dizaine de jours pour revenir sur les dernières pages. Il y a donc quelques petites différences entre les pages publiées dans Le Monde Magazine et l’album.

 

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Avez-vous collaboré avec la coloriste Laurence Croix ou bien a-t-elle travaillé seule ?

 

Nous avons beaucoup communiqué, en particulier à partir du deuxième tiers de l’album. En effet, collaborer avec une coloriste était aussi une expérience nouvelle pour moi. Chez Disney, par exemple, les contacts entre dessinateurs et coloristes sont rares ; chacun fait son boulot de son côté. Il m’a donc fallu un petit temps d’adaptation, avant de commencer à embêter Laurence sur tout un tas de détails. Laurence n’a vraiment pas besoin de moi pour savoir ce qu’elle a à faire, mais je dois dire qu’elle s’est rendue très disponible, et a toujours répondu de manière très positive à mes suggestions. Nous nous sommes très bien entendus.

Je vous invite à aller voir son travail sur d’autres séries, et notamment le Spirou (Le Groom vert-de-gris, de Yann et Schwartz, chez Dupuis), il est vachement bien.

 

Quel premier bilan tirez-vous de ce premier album ?

 

Je me suis lancé dans ce travail avec beaucoup d’inconscience, en ne mesurant pas vraiment la difficulté de la tâche, l’enjeu éditorial ou l’attente du public. J’étais simplement content que l’on me permette de « jouer » avec des personnages que j’aime bien. Je pensais certainement y arriver plus facilement, mais j’ai dû apprendre pas mal de choses au cours de ce boulot. Je crois que j’ai fait un grand pas en avant.

CC20-4L'avis des lecteurs en général et des fans de la série en particulier est-il important pour vous ?

 

Je n’ai pas vraiment pensé à cela pendant que je travaillais sur cette histoire. Depuis sa parution, et même avant, l’album a suscité beaucoup de commentaires, dont j’ai pris connaissance en partie. Je crois que mon travail a reçu un accueil plutôt positif, ce qui me fait plaisir, évidemment. Mon autocritique est bien plus violente que les autres critiques que j’ai pu lire ici ou là.

L’avis des lecteurs « en général », on le connaît moins que celui des fans de la série qui s’expriment beaucoup sur Internet. On peut penser que les premiers sont plutôt satisfaits, puisque la série marche bien. Quant aux seconds, je crois qu’ils sont essentiellement fans de l’œuvre de Jacobs, et jugent donc plus sévèrement les nouveautés.

Ceci dit, j’ai beaucoup surfé sur les sites dédiés à la série : une façon pour moi de me sentir un peu moins seul. Dans mon entourage, Blake et Mortimer suscitent assez peu d’enthousiasme. J’y ai trouvé pas mal d’infos (merci), et lu certains échanges sans pouvoir y participer, ayant désormais un pied chez l’éditeur (j’espère que cela ne vous empêchera pas de vous exprimer librement).

 

Sur quoi travaillez-vous maintenant ?

 

Depuis la fin de l’album, j’ai dû faire quelques dessins pour la campagne promotionnelle et les ex-libris que l’on m’a demandés.

Ex-lib-superherosCOR

Vous êtes partant pour un prochain album de Blake et Mortimer, a priori encore avec Jean Van Hamme, que vous souhaitez cette fois dessiner entièrement seul... En connaissez-vous déjà un peu le synopsis ?

 

Non, pas vraiment. Jean Van Hamme pense écrire le nouveau scénario dans les semaines ou mois qui viennent, mais, pour le moment, il est très occupé par la promotion de ses dernières publications.

 

Antoine Aubin, merci pour ce cadeau de Noêl fait à nos lecteurs.

 

NOEL

Article rédigé par le à